Confidentiel. Dispositions de la LFC 2018 pour les véhicules neufs : Volkswagen menace de quitter l’Algérie

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Les dispositions de la loi de finances complémentaire (LFC) 2018 concernant le marché automobile en Algérie ont semé une véritable panique au sein des investisseurs étrangers dans le secteur de l’industrie du montage des véhicules neufs. La fin de l’exonération de la TVA accordée préalablement aux usines de montage automobile dans le cadre du dispositif régi par les décisions du Conseil National de l’Investissement (CNI) a fortement déplu aux constructeurs qui ont fait confiance à l’Algérie.

Preuve en est, les allemands de Volkswagen ont menacé de quitter l’Algérie si ces dispositions de la LFC 2018 entrent définitivement en vigueur, a-t-on appris ce samedi suite à nos investigations. Le retour à l’imposition de la vente des véhicules neufs à une TVA de 19 % met tout simplement en péril la rentabilité de l’usine de montage des véhicules de la marque Volkswagen à Relizane, à l’ouest du pays, une usine lancée en partenariat avec l’opérateur algérien SOVAC.

Selon nos investigations, les investisseurs allemands ont évoqué à leurs partenaires algériens leur intention de quitter l’Algérie si leurs véhicules seront taxés à hauteur de 19 % lors de leur vente au client final. Un seul jugée très élevé qui ne permettra nullement de vendre des voitures à des prix raisonnables en Algérie. La TVA représentera une charge lourde qui aggravera les finances de l’usine de Relizane en raison du coût des autres charges que nécessite cet ambitieux projet industriel allemand.

En plus, le groupe allemand n’a pas caché à ses partenaires algériens sa profonde déception à la suite de la suppression du principal avantage fiscal de la batterie des mesures encourageantes accordées par le CNI aux investisseurs qui se lancent dans le montage des véhicules neufs en Algérie.

Aux yeux de Volkswagen, à travers cette LFC 2018, l’Etat algérien a manqué à ses engagements transcrits noir sur blanc dans une convention signée et approuvée par le CNI, un organe de gestion stratégique de l’Etat algérien. L’Etat algérien a donc perdu en crédibilité aux yeux des investisseurs allemands. Si ces derniers exécutent leur menace, l’économie algérienne sera totalement bouleversée par une très mauvaise nouvelle qui risque de lui coûter très cher puisque plus aucun investisseur étranger ne pourrait, à l’avenir, faire confiance à notre pays.

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