SÉCURITÉ ROUTIÈRE L’état des routes en cause dans les accidents

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Deux circulaires seront élaborées sur la problématique du frottement des pneus avec la chaussée et l’audit de la sécurité routière.

L’état de la chaussée en Algérie est l’un des facteurs majeurs qui causent des accidents de la route mortels. Contrairement aux idées reçues, l’état de nos routes et de certains ouvrages d’art laissent à désirer et contribuent sensiblement au mauvais freinage, aux tonneaux, aux dérapages et à la destruction des équipements sensibles des véhicules.
En effet, lors d’une journée technique intitulée “La route plus sûre et plus durable”, organisée en marge de la 15e édition du Salon international des travaux publics qui a fermé ses portes hier, des experts ont mis en cause l’état des routes, affirmant que les déformations continuelles que subissent nos chaussées concourent aux accidents de la route. Des déformations souvent liées à la mauvaise qualité des matériaux, au manque de matérialisation et d’éclairage, deux éléments qui interviennent avant l’ouverture d’une route à la circulation, et le non-respect du code de la route par les transporteurs des voyageurs et des marchandises qui, souvent, roulent à grande vitesse et ne respectent pas le poids total indiqué sur la plaque des mines et du constructeur.


Selon le directeur général de l’Organisme national de contrôle technique des travaux publics (CTTP), Boumediene Oukaci, deux études sont en voie de réalisation pour élaborer des circulaires visant à renforcer la sécurité routière. “Nous nous apprêtons à faire des études qui permettront d’élaborer des projets de circulaires pour assurer un maximum de sécurité sur les routes. Ces circulaires concerneront la problématique du frottement des pneus avec la chaussée et de l’audit de la sécurité routière”, a indiqué ce responsable. Et s’il est vrai que le facteur humain constitue la raison principale de l’hécatombe routière, il n’en demeure pas moins que l’état des routes ne cesse de se dégrader, à commencer par l’autoroute Est-Ouest, dont les voies de droite subissent des déformations majeures à cause de la surcharge des camions à gros tonnages et, par endroits, de la mauvaise qualité du bitume. Mieux, aucun virage ne répond aux spécificités techniques qui contribueraient à une bonne tenue de route des véhicules, sachant que la force centrifuge est beaucoup plus orientée vers l’extérieur que vers l’intérieur. Pis, les joints de dilatation en plastique apposés au début et à la fin des ponts et des échangeurs font l’objet de réparations, voire de bricolage, à tel point où des pneus éclatent au moment du passage des véhicules par ces endroits. D’ailleurs, le directeur central auprès du ministère des Travaux publics et des Transports, Salah Benloucif, a reconnu, dans son intervention, qu’il subsiste des mécanismes de correction à réaliser en vue de mettre à niveau ces infrastructures et de répondre, ainsi, aux exigences actuelles, même si, a-t-il ajouté, “la sécurité routière au niveau des routes du pays s’est améliorée”, ajoutant que “nous les réalisons actuellement en nous basant sur des techniques performantes et modernes”. Selon M. Benloucif, les impératifs du moment sont la réduction du nombre des victimes de la route, alors que le nombre d’accidents demeure important. Pour sa part, le secrétaire général du Comité de la route transsaharienne, Mohamed Ayadi, a indiqué que les causes techniques et environnementales causent des accidents de la route, même si le facteur principal dans la récurrence des sinistres reste l’excès de vitesse. Enfin, ce responsable a affirmé que “l’Algérie a fait un bon nombre d’avancées. À l’indépendance du pays, nous avions 20 000 km de routes, alors qu’actuellement, nous en avons 125 000 et nous avons encore les moyens d’en réaliser davantage”.

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