Circulation des poids lourds : Un nouveau décret limitera le tonnage

 

La limitation du poids des véhicules sur les chaussées sera bientôt réglementée par un cadre juridique qui sera bientôt effectif.

L’annonce a été faite par  le directeur général des infrastructures au niveau du ministère des Travaux publics et des Transports, Boualem Chetibi qui a présidé, hier, un colloque sur «La sécurité autoroutière et sur les grands ouvrages routiers».
En effet, M.Chetibi a affirmé que le ministère est en train de mettre en place un décret qui traite  le pesage des véhicules en général et les camions en particulier, parce que, le plus souvent, il y a un dépassement de surcharge. «L’état de nos routes est plus qu’acceptable, c’est vrai. Néanmoins, il ya certaines sections qui connaissent un trafic de poids lourd un peu plus élevé que les autres, ce qui engendre une détérioration rapide de la chaussée» a-t-il indiqué affirmant que les surcharges de véhicules accélèrent le vieillissement et l’usure des structures de transport.

Multiplication des infractions et des dépassements

Le directeur a déploré la multiplication des infractions et des dépassements vis-à-vis de la règlementation actuelle dans le code de la route ce qui a poussé  le ministère  à  l’élaboration de ce décret pour assurer davantage une sécurité autoroutière.
«Les normes préconisent un certain tonnage pour les véhicules sur les chaussées routières et autoroutières, mais malheureusement  il y’a toujours des dépassements  que les services de sécurité ne peuvent verbaliser. Pour y remédier, les textes  de loi afférents sont en cours d’élaboration et seront promulgués incessamment», a-t-il dit.
M. Boualem Chetibi a fait savoir, dans ce sens, que ce décret sera accompagné d’un arsenal  d’équipements  et  de matériels  de pesage pour pouvoir ensuite contrôler rigoureusement les conducteurs.  «Il faut savoir que plusieurs techniques de pesage sont utilisées pour contrôler les camions et poids lourds, qu’ils soient à l’arrêt ou en circulation sur une chaussée», a-t-il précisé.
Partant de là, le responsable qui a affirmé que le réseau routier algériens répond aux normes  internationales a tenu à mettre en exergue le fait que «la sécurité routière  n’est pas liée uniquement  a l’infrastructure,  il y a aussi le facteur humain qui lui, est un des principaux facteurs d’accidents sur les autoroutes» a-t-il justifié.
Le responsable a observé, par ailleurs, que le parc automobile algérien a doublé au cours des dix dernières années pour atteindre les 5,5 millions de véhicules, au moment où les infrastructures routières progressent à un rythme moins rapide.

Le péage l’année prochaine

Concernant l’option d’établie des péages au niveau des autoroutes le responsable a souligné que «le projet avance doucement, mais sûrement puisque les infrastructures de péage seront opérationnelles d’ici le début de l’année prochaine. Nous marchons en tenant compte de la conjoncture économique  actuelle» a-t-il expliqué.
Dans cette optique, M. Chetibi a révélé que le département des transports est en train de mettre en place les équipements nécessaires,  tout en mettant en avant l’éventualité de l’entame de la procédure du péage sur le tronçon Ouest de l’autoroute, avant celui du Centre et de l’Est. Pour revenir à l’objet du colloque, le directeur général des infrastructures a fait savoir que celui-ci a été organisé avec la perspective  de présenter et donc  profiter,  de l’expérience française en  matière de sécurité routière, et  œuvrer ainsi à diminuer le nombre d’accidents qui est malheureusement élevé sur les routes algériennes.
«C’est une opportunité pour  les cadres du secteur, pour un échange d’expériences », a-t-il dit.
Il y a lieu de souligner que cette rencontre a été organisée conjointement entre le ministère des Travaux Publics  et des Transports,  en partenariat avec l’organisme Business France. Cet événement a réuni  des spécialistes algériens et français dans le domaine de l’exploitation, de la construction et de la sécurité des autoroutes et grands ouvrages routiers.
Des communications ont été présentées par des experts du Ministère des Travaux publics et des Transports, de l’Algérienne des autoroutes ainsi que de différentes entités françaises telles que : le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement, l’Association française pour la certification et la qualification des équipements de la route la Sécurité Civile, les sociétés Captels. Ce colloque a bénéficié du soutien de Lafarge Holcim Algérie et de Axa Assurances Algérie Dommage et permis ainsi de passer en revue les différentes mesures mises en place par les deux pays pour venir à bout d’une hécatombe qui fait chaque année, des milliers de victimes et de dégâts financiers considérables.