Risque de grève nationale des BUS privés

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Le conseil national de l’organisation nationale des transporteurs algériens (ONTA) se réunira avant le 10 août pour décider des actions à mener par les transporteurs. C’est ce que nous révèle le président de l’ONTA, Hocine Bouraba. Ce dernier affirme qu’il reçoit quotidiennement des appels des bureaux de wilayas qui veulent aller vers une grève nationale. « Le conseil national réunira les délégués des 41 wilayas et quoique ces derniers décident, je les soutiendrai sans hésitation, soit pour une grève nationale ou un autre mouvement de contestation, tout aussi large », nous dira Mr Bouraba.

Plusieurs sujets seront évoqués lors de cette réunion, précisera-t-il, dont le principal reste le retrait de tous les bus mis en service par l’ETUSA, loués auprès de l’opérateur privé Tahkout, lié par une convention à l’entreprise de transport publique pour assurer des lignes bien desservies.

Notre interlocuteur ajoute que plusieurs revendications des transporteurs privés sont en suspens depuis 2008. Les transporteurs réclament, dans le même sillage, l’ouverture de nouvelles lignes pour desservir les communes en manque de transport, précisant que l’ouverture de ces lignes a été gelée par le ministère de tutelle depuis deux ans.

Il y a surtout la question des tarifications. Rappelons qu’en 2016, lors de la première augmentation du prix du carburant, l’ex ministre des transports s’est engagé, à régler la situation en réussissant à convaincre les transporteurs de ne pas augmenter les prix.

Ensuite, en janvier 2017, lors de la deuxième augmentation des prix des carburants, une réunion a regroupé l’ex ministre des transports, et les représentants syndicaux où il a été convenu de maintenir les tarifs, mais à condition que l’Etat tienne ses promesses, à savoir le gel de l’octroi des lignes privées du transport terrestre collectif de voyageurs, urbain et inter- wilayas.

Le ministère avait promis également de geler l’octroi du carnet de places pour l’exploitation de l’activité du transport de voyageurs par taxi, ainsi que d’émettre une instruction qui permet l’octroi d’autorisations spécifiques aux opérateurs de transport public par bus pour le transport des citoyens désireux d’organiser des excursions. Outre ces mesures, l’ONTA demande au ministère d’octroyer des allégements fiscaux, d’effacer les pénalités ainsi que de donner un échéancier à long terme aux transporteurs afin de payer leurs impôts.

Autre revendication, celle de la nécessité d’une autorité de régulation de transport comme il en existe dans les autres secteurs. « A Alger, il y a 6000 bus qui circulent le jour alors que les parking sont inexistant obligeant les transporteurs à garer leur bus devant les habitations », ajoutera dans ce sens Mr Bouraba.

 

ALGERIEECO.

 

 

 

 

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